
| | | | | Musique de chambre à Sainte-Pétronille : une tradition d’excellence
Musique de chambre à Sainte-Pétronille est un organisme à but non lucratif fondé en 1983 à l’Île d’Orléans. Il a pour mission de promouvoir la musique de chambre et ses interprètes auprès du grand public de la région de Québec. György Terebesi, directeur artistique depuis 1983, violoniste et professeur à la retraite de la faculté de musique de l’Université Laval, invite chaque année de jeunes artistes au talent prometteur, des lauréats de concours et des artistes réputés de la scène nationale et internationale. Ces concerts d’été, présentés dans un site patrimonial exceptionnel, convient chaque année les amateurs de musique classique à de grands moments musicaux.
Musique de chambre à Sainte-Pétronille est un acteur dynamique dans le milieu artistique de la grande région de Québec. L’enregistrement de plusieurs concerts par son diffuseur officiel, la Société Radio-Canada Espace musique 95,3 FM, permet à la société de bénéficier d’une visibilité importante partout au pays tout en lui valant une reconnaissance grandissante de la part des mélomanes d’ici et d’ailleurs.

| | | | | L’église de Sainte-Pétronille
L'église de Sainte-Pétronille est la plus récemment bâtie de l'Île d'Orléans. Malgré le fait que la «pointe de Beaulieu» ait été le site de la première installation des Jésuites, à l'Anse du Fort, en 1651, son territoire a fait partie de la paroisse de Saint-Pierre jusqu'en 1870. Une première église, anglicane, est construite à Sainte-Pétronille, en 1867, pour desservir la colonie bourgeoise anglophone qui y est nombreuse durant l'été. Même humble, dans sa simplicité néogothique et son revêtement extérieur de bois, St-Mary gène les fidèles de Rome qui décident de répondre par la fondation d’une paroisse et l’érection d’une église. Elle apparaît en 1870, mais sa « finition s'éternisera au grand dam du curé désireux de marquer au plus vite la présence de sa croyance»* à Beaulieu. La nef est d'ailleurs plus monumentale que le temple anglican, revêtue de pierre et bien installée au sommet d'un cap, mais, dans ce dernier cas, moins par volonté d'ostentation, car on ne peux l'apercevoir de la route, dissimulée qu'elle est derrière son boisé, que par désir d’économie, puisque le terrain est cédé gratuitement. Le volume de la construction et sa finition intérieure en bois peint offrent des qualités acoustiques exceptionnelles. Voilà pourquoi, exclusion faite de la rafraîchissante verdure qui l'entoure et du charme exquis de son village, la petite église attire chaque année des musiciens internationaux et le public de la région pour la série des concerts de Musique de chambre à Sainte-Pétronille.
Jean-Michel Schembré
* Tiré de Michel Lessard, Continuité, «Quarante-deux milles de choses tranquilles», numéro 73, été 1997, p. 33.